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Ha bah c'était bien sympa tiens au pays du grand déconneur-barbouilleur à l'oreille coupée. Petit salon bien organisé avec de chouettes gens organisateuristes aux petits soins pour les auteurs et un public vraiment sympa également, qui même parfois ramène de la bière! J'en redemande!

On a tracé avec Régis (Hautière)  dans mon bolide tuné à mort (206 diesel avec un autocollant des Thugs sur la lunette arrière) avec Rammstein à donf' le samedi aux aurores, on a rejoins notre Romain (Hugault)  national qui grattait déjà comme un autiste pour satisfaire ses nombreux fans déchaînés.

Un samedi où j'ai bien signé (une trentaine de bouquins je pense) et où les gens étaient trés encleins à la discussion, chose pas forcément évidente en dédicace. Et j'adore ça moi parler de plein de choses débiles avec mes lecteurs, c'est chouette. J'ai bien embêté ce pauvre Jérôme Lereculey (éd. Delcourt) qui a eu la malchance d'être mon voisin de table (hinhinhin), je lui ai même appris à dessiner des chevaux et des fées fourbes.

Y'avait aussi mon copain François Maret, l'homme au tee-shirt suisse louche, la bande des posteurs fous du forum Paquet, nelly, Nissassa, El Micho et tout, classe. Le soir grosse bouffe sympa avec la bande de la journée (Roro, Régis, Jérôme, François et nos nombreuses groupies lubriques) même que pour aller au resto, je me suis retrouvé au fond du car en compagnie d'un petit jeune qui débute trés marrant: Philippe Druillet.

Ouaip, c'était pas triste et on reconnait de suite les reflexes d'ex-collégiens squatteurs de fond de car! Bon, même si la décence et mes restes tout crâmés d'éducation judéo-chrétienne m'interdisent de relater ici les vannes hyper-hardcore qu'on s'est joyeusement échangé avec le maître Druillet (un authentique punk, j'atteste!), cette (trop courte) promenade surréaliste restera un excellent souvenir crénom. Si je m'attendais à rencontrer le grand Fifi de cette façon! Rock'n'roll!

Le dimanche a démarré par une visite étonnante d'Auvers sur les pas de Vincent Van RRRoRRRh (c'est comme ça qu'on dit) et de notre guide, genre de dominatrice sado-maso hyper-autoritaire mais pleine d'humour et trés efficace. On avait l'impression de retomber vingt ans en arrière, avec nos sacs plein de BN et nos gourdes translucides à grenadineà suivre la maîtresse,  jamais vu autant d'auteurs BD soumis en groupe comme ça! Intéressant.

L'aprés-midi a été trés calme, un poil trop même, pas beaucoup de dédicaces, beaucoup de pin-ups dessinées sur la nappe et plein de bêtises entre collègues. Deux copains de la ligue GPL (Grand Prix Legends, le simu de F1 online), Fabien (Lauzet) et Patrick (Le Gall, j'espère que je ne massacre pas leurs noms les pauvres!) ont eu la grande gentillesse de venir me saluer au salon, ce qui m'a fais super-plaisir, avec leurs petites familles respectives, je les en remercie.

On s'est barré comme des fourbes avec Régis, sans oublier de saluer quand même le maître Philippe Druillet, que j'espère avoir d'autres occasions de rencontrer) et les sympathiques organisateurs-trices les poches bourrées de Mars, Twix et autres dynamiteurs de molaires innocentes offerts par la municipalité d'Auvers (faut bien nourrir les artistes, et à Auvers, les artistes, c'est une tradition), non sans brâmer à tue-tête le refrain de "te Quiero Puta" des Rammstein dans le parking du salon.

Bref, c'était bien. Et voir/rencontrer les collègues est toujours aussi enrichissant dans ces petits salons qui ne sectorisent pas par éditions mais qui mélangent allégrement tous le monde.

Prochaine dédi, le salon d'Amiens, le 3 et 4 juin, à la maison pour ainsi dire, ça va être chaud, je vous tiens au courant.
Juste pour vous signaler que j'y serai en dédicace le samedi 8 et dimanche 9 avril. J'y vais avec mes fidéles collègues de chez Paquet, à savoir mister Réjaïsse Hautière (my scénarist') et cet enfoiré de Romain Hugault (celui qui dessine des avions mieux que moi mais qui a des progrés à faire sur les gonzesses). Tels de vaillants mousquetaires, nous serons tous crayons dehors et bien taillés pour vous faire de zolis dessins. Même que Régis pourra vous écrire un petit mot avec ses petits doigts boudinés de frappeur de clavier. Alors si vous ne savez pas quoi faire en région parisienne ce week-end, pas d'excuse: viendez viendez!

http://www.auvers-sur-oise.com/content/heading3433193/content3617121.html  (putain, faudra bien que j'apprenne à activer ces saloperies d'hyper-liens sur mon blog moi!)
...Et de deux claques dans la figure ce mois-ci! Mes pauvres tympans supporteront-ils le traitement imposé ici par le grand Jaz Coleman et sa bande de vétéran?

De préciser que j'ai toujours été fasciné par les Killing Joke, depuis les années 80, quand j'emballais les meufs sur "Sanity" ou "Love like blood". Plus tard je découvrais les vrais Killing, hors des expérimentations cold wave des années 80 justement, mais les albums punk de décoffrage, cradingues, puissants, tribaux, comme le fantastique "Requiem" et ses suites hallucinogénes.

Killing Joke, c'est d'abord un leader, le trés charismatique Jaz Coleman (les rockers cultivés auront remarqué que l'un des héros de Dog-Fights se nomme Gas Coleman, hommage évident, au passage), une espéce de fou furieux, un typé albanais (ses origines) avec de grand yeux terrifiants et une voix aussi gueularde et flippante qu'elle peux être douce et sussureuse. Il faut voir ce mec au moins une fois sur scéne pour comprendre: c'est un gourou, un meneur, un annonciateur de la fin du monde. Ce mec est génial. Non seulement il est cultivé, mais il occupe différentes casquettes hors des KJ, il est entre autre chef d'orchestre et compositeur à Londres et en Nouvelle-Zélande. Il est connu pour avoir adapté les Stones ou les Doors en orchestrations symphoniques par exemple...Un fou je vous dis.

Je ne sais pas combien d'albums ces mecs ont sortis, mais un sacré paquet, et avec une régularité impressionnante. Indémodables, ils se sont toujours adaptés aux courants. Punk fin 70,  Cold-wave dans les années 80 (mouvance Joy Division, New Order, Bauhaus...), Techno-fusion début 80, Indus, et là, heu...un peu le mélange de tous ça, mais trés retour aux sources, c'est à dire punk, un zest.

Cet album est réservé aux tympans solides. Impossible d'écouter Hosannas dans sa cuisine ou en bossant. Obligation par contre de monter le son jusqu'à la casi-rupture des baffles, faites chauffer les amplis, cet album s'écoute plein pot, sans demie-mesure, pas un truc de tapettes frileuses. La guitare retrouve le son garage des années 80, la basse est solidement vomie tout du long et la batterie a été produite avec un son démentiel, hyper-lourd! Le nouveau batteur efface même l'excellente prestation offerte sur le précédent album par le leader des Foo Fighters, c'est dire! Et ça dépote de A à Z, Jaz crache sa haine du genre humain ou vous murmure de terribles vérités dans le cou comme jamais, ça fait froid dans le dos! Le tout est essentiellement tribal, animal. Du punk métal qui fait slamer trés haut à vous décrocher la tête des épaules, c'est bon!

Mais les Killing Joke s'adresse à ceux qui ont de la colére à canaliser, des sentiments brutaux, des émotions à cracher, ceux-là seuls pourront apprécier les élans de Coleman, les tiédes, les douceureux, les amateurs de soupe funky, passez votre chemins, vous allez vous faire mal, je vous aurez prévenu. C'est de l'energie brute, du punk-indus-metal sans fioritures et ça râcle les conduits auditifs, ça retourne le cerveau et ça donne le vertige, j'adore. J'en veux encore!




   
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