recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

    Des fois, mon scénariste m'épate. Là, il me scie. Qu'il ai bon goût en matière de zique, ça je le savais, mais qu'il soit touché par la grâce en me filant ce genre de bons plans: qu'il en soit mille fois félicité! Bon, même s'il est tombé sur cette merveille au pif, il me l'a avoué.

    C'est donc dans sa caisse pour tracer à Genève qu'il nous a fait découvrir cette formation improbable. Gogol Bordello, rien que le nom...C'est en fait un gars ukrainien qui s'est cassé de chez lui faire le tour du monde aprés la catastrophe de Tchernobyl. Il a bossé dans plein de trucs, essentiellement cirques et spectacles. Il s'arrête à New-York et monte un groupe punk avec 7 acolytes aussi déjantés que lui (dont deux danseuses). En gros pour situer le contexte.

    Et ça donne du punk gitan matiné de pleins d'influences, gratte, accordéon, violons manouches, coeur californiens ou de fins de soirées de mariages juifs, refrains à la Clash, batterie bien lourde, tout est là pour un cocktail géniallissime hyper-festif. Ecoutez-moi absolument ce monument d'humour et d'optimisme, calez moi ça à fond dans les auto-radio et ouvrez les vitres, Gogol débarque en ville et ça va déjanter sec!

    Vous vous rappelez de l'esprit Mano Negra? Des Negresses Vertes époque Helno? Ben c'est dans le même esprit, mais encore plus barge. C'est vachement inventif, on est surpris sans arrêt, les superlatifs me manquent pour décrire le rock baroque chaleureux et déglingué des Gogol. Juste un énorme conseil: tannez votre disquaire pour qu'il le choppe, faites connaître ces messies de la fiesta partout, l'été va être trés chaud avec les Bordello, oh yeah!!! oh noooooo!!! Ils en sont à leur 4éme album, et c'est du tout bon, courez je vous dis!!!

    Petit compte-rendu de mon week-end des 10 ans des éditions Paquet célébrés à Genève. Donc s'y est rendu en caisse dans la Bentley de Régis-ze-king-of-scenerii avec Hardoc l'intarrissable (le dessineu le plus bavard du monde en dédicace) et David (François, la bleuzaille picarde des Paquet-boys ). Fine équipe. Je ne sais pas par quelle fêlure organisationniste nous en sommes arrivé à nous fader 1400 bornes aller-retour en bagnole, mais comme ça ne dérange pas Régis de tout se taper, let's go. Il a du sang routier ce mec, et une bonne caisse qu'il ne veut jamais me prêter l'enfoiré. Et comme tout le trajet fût effectué avec du bon punk dans les esgourdes (Stiff Little Fingers et les Gogol Bordello, sur lesquels je reviendrai), c'est passé super-vite.

    Sur Genève nous avons dédicacé deux jours dans une biblio sympa, mais pas trop de monde, nous n'étions pas plaçé idéalement et Rolland-garros, la coupe du monde et le grand soleil (qui font préférer le lac aux biblio aux genévoises...) n'ont pas arrangé les choses. Ceci dit, les quelques courageux venus nous voir furent récompensés par de belles dédicaces qu nous avions le temps de fignoler tout en discutant peinard. Nous étions une trentaine présents autour de notre bienfaiteur masochiste, Pierre Paquet, le roi du tampon genèvois.

    Puis vint le moment tant attendu: la méga-rave party. On nous a enfermé dans une sorte de cave-boîte de nuit avec plein de bouffe et de boissons, et Pierre a observé le résultat de ce loft-anniversaire au bout de quelques heures: pas triste! Une chouette ambiance bien festive, aucune fausse note (sauf peut-être la bière pas forcément servie raccord, mais les 38 fûts prévus furent vidés rapidos!), du bon vin, de la zique bien forte et tout le monde qui danse n'importe comment passé 22h. Pierre semblait satisfait de l'ambiance générale, lui qui tient particulièrement à la bonne symbiose entre ses auteurs.

    On a même pû poguoter sur du Indochine, on a tous vanné le fameux Pierre-Paul, seulement connu jusque là sur tous les forums BD francophones pour sa fière assurance et ses propos vexatoires notoires, mais son bizutage fut efficace et rigolo, tous les auteurs-mecs ont fait la grosse bise sur le crâne velu de Michel K pour lui casser un plan drague, Tintin, notre GA Paquet était déchaîné, Marine plus craquante que jamais, Laurence pas trop dure avec moi (pour une fois!), Régis était méconnaissable, Romain Hugault bougeait son corps comme un possédé sur YMCA des Village People, Capitaine Flam tout sourire (notre monsieur Flammarion), Michel Falardeau notre québéquois tombeur a encore fait des ravages auprés de la gente féminine genévoise, j'en passe et des meilleures, en bref: good vibrations à donf'.

    Franchement, même si je donne du fil à retordre à mon éditeur, je suis pas peu fier d'appartenir à cette bande d'allumés notoires, pourvu que ça dure! Régis a pris quelques tofs sympa qu'il me donne l'autorisation de poster ici (merci à toi le king).

Heu...Oui, c'est moi, le dimanche matin...enfin,ce qu'il en reste, hum.
Les Paquet-picards: 1er plan: Hardoc, 2nd: David François, 3éme:moi. Tout au fond: François Maret .





    Yo! Je signale rapidos par cette bafouille fébrilement tapotée sur du Prodigy remixé plein pot (36 piges et déjà sourd!) que ce week-end, 10 et 11 juin donc, c'est la méga-party Paquet pour les 10 ans de mon éditeur, yepeeeeh! Ca se passe à Genève (vous savez, le bled au bord d'un lac avec un gros jet d'eau, des montagnes et des Bentley tout autour) et on dédicace deux jours sur les pelouses (enfin si le soleil est au rencard), ça va être sympa.

Je vais même ramener ma zique de dépravé fini histoire de tenter de squatter les platines pendant la grosse nouba (ou du moins l'after, quand tout le monde sera figé au Génépi).

Précision, je ne dédicace que pour les filles à Genéve, ouaip, j'ai décidé comme ça, caprice d'auteur débutant, hahahaha (tutututututu, ha merde, téléphone, scusez-moi deux secondes...allo? Ha salut Pierre, justement je caus...hein? Pas que les nanas, tout le monde? t'es sûr? Bon...Pas de Génépi non plus? Ha? De la limo...heu...chuis obligé de venir patron? Oui? Bon, ok, à demain...25 planches pour dem...ha? Bon...héhé, allez salut hein -clic!-) Hum, donc ça va être rigolo comme tout, hum, et on va putain se marrer, parole de Fraco. (M'en fous, je dédicace que les filles d'abord...)

    Si il y avait bien un salon BD que j'attendais avec une certaine impatience (et crainte aussi), c'est celui de ma ville, les 11éme RV BD d'Amiens, le 3 et 4 juin dernier. Forcément, ce festival, depuis longtemps, j'y participe toujours d'une façon ou d'une autre avec les copains. Je m'y suis fais des films et c'est ce salon qui me donnait envie de faire ce métier, en bavant d'admiration devant les stars du crayon.

    Et là, cette année 2006, ça y est: je suis du bon côté de la table de dédicace! Je cause avec les dessineux de façon un peu plus équitable, sans barrière, j'ai un beau badge qui fait de moi le roi du monde, on me bichonne, me nourris, m'abreuve, m'encourage, bref, je suis le pacha!

    Comme en plus cette année voit débouler les premiers albums de quelques picards (en gros la bande à Paquet: Régis hautière, Hardoc, David François, Françis et la bande à 2HB menée de main de maître par Noredin-le-ouf), on a été mis en valeur comme "la nouvelle vague amiénoise", avec expo et tout. Bref, du bonheur en barre pour l'auteur nouveau que je suis devenu en quelques mois et la reconnaissance locale de tous les gens qui me connaissent bien, trop bien même souvent!

    Et c'est toujours un poil zarbi le salon local: on voit débouler les potes, la famille, les connaissances, son coiffeur, son medeçin, son pédiâtre (enfin, celui de mon fils hein), ses profs, le boulanger...Bref, c'est plus intimidant qu'un salon à l'autre bout de la France, forcément. Mais ça fait aussi immensément plaisir de partager un bout de dédicace avec des têtes familières, c'est trés valorisant. Et aussi un gros clin d'oeil à mon ami Kluna et sa femme venu me faire un coucou exprés (je me permet d'utiliser ici tes clichés Kluna, dis-le moi si ça craint, pas de souçis) avec son matos de photographe averti à l'oeil affûté, héhé!

    Les séances dédi ont bien marché, je n'ai pas arrêté, faisant même du rab' le dimanche soir alors que le salon était en cours de démontage! Bon signe pour Dog-Fights. Vendredi, j'ai animé quelques heures avec des scolaires et leurs profs (collège-lycées), trés sympa. Ils me questionnaient sur mon boulot, je leurs ai raconté plein de trucs idiots, c'était bonnard. J'ai même assisté aux interventions de mon idôle du salon: Riff. Un auteur que j'admire résolument et une sorte de grand-frére rock pour moi dans la BD. Un gros merci à lui pour sa gentillesse :)

    Et là que je me répends en remerciements, un énorme merci à tous les organisateurs et bénévoles du salon pour leur accueil, un clin d'oeil appuyé à mon ami Pascal, le grand manitou, à mon Roro préféré (Romain Hugault) pour le tour de zinc d'enfer qu'on s'est tapé avec Régis le dimanche matin à Glisy avant la dédicace! Toujours un authentique bonheur de pouvoir tâter du manche comme copilote avec ce cinglé du coucou (voir tof: je tire cette tronche parce là j'allume un Messerchmidt juste au-dessus de la tour Perret: je suis grave-concentré!), et aussi merci à mes élèves du centre Tati, particulièrement Anne-so.
    Le plus balaize des merci, je le garde pour ma Géraldine, venue me supporter le samedi AM avec mon fils Maxime, pas peu fier de squatter les genoux de son auteur de père du haut de ses trois ans et demi (le père aussi était un rien fier faut dire!).

    Bref, du gros bonheur global. Je suis rentré en caisse dans ma cambrousse le soir tout seul (zarb' d'être seul aprés autant de rencontres sur le wikinde) avec Mogwaï dans les enceintes tandis que le soleil touchait terre à son rythme, c'était super-beau. Repos du guerrier. Je me suis dis que des fois, c'est rudement bien la vie quand même. Heureux le Fraco...




créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus