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A dire vrai,  je n'ai pas disposé de beaucoup de temps cet hiver pour  écouter  ma dose de nouveautés  zicmu, mais  histoire de ne pas être totalement à la ramasse, j'ai quand même  suivi un peu l'actualité  (avec un temps de retard)  et j'avais envie de partager mes découvertes du moment, histoire que vous sachiez à peu prés dans quelle ambiance je baigne quand je dessine mes mickey. 


puscifer.jpgD'abord mon gros coup de foudre  de l'hiver:  Puscifer: V is for Vagina.  C'est  le projet  solo de  Maynard, génial leader  du groupe metal-dépressif  Tool.  Il s'est entouré de gens  bien classe (dont des ex-NIN) et nous sort un album electro-rock bien barré. Je me suis d'abord méfié, n'étant pas un fan absolu de Tool, mais cet album, si on reconnait la patte de son auteur, est réellement surprenant, chaque piste proposant son lot de surprises et de traquenards. Ambiance shamanique, transe flippante et prêches improblables au menu pour un album dont on ne sort pas indemne. A ecouter absolument. A situer entre Tool, NIN, Massive Attack et Hawkwind...Plus d'infos ici.

radiohead.jpgEnsuite le bijou :  In Rainbows, le dernier Radiohead.  Sorte de diamand précieux, de prisme magique.  Album cool, mélancolique, d'une maturié artistique bluffante.  Si l'avant-dernier album  était une synthése  un peu  scolaire de  tous leurs albums  (sans réelles surprises), celui-ci confirme la totale maîtrise des zicos sur leurs ambiances. Un concentré d'émotions. Le meilleur depuis Kid A à mon avis. A noter le gros doigt fait aux majors par Radiohead en offrant l'album sur le net (on payait ce que l'on voulait). Matière à débat bien-sûr, comme le dernier album de Saul Williams, diffusé lui aussi sur le net pour une somme dérisoire, étant donné que ça nique aussi tous les intermédiaires, et surtout les petits disquaires, mais une belle claque pour l'ancienne major des anglais. A ne sortir que des merdes et s'octroyer des marges indéçentes, fallait bien un avertissement artistique symbolique comme celui-ci. Mission réussie!

Et puisqu'on en parle: le dernier Saul Williams: The Inevitable Rise and Liberation of NiggyTardust!, album produit par Reznor himself, qui propose ses ambiances Nine Inch Nailesques comme fond sonore au slamer new-yorkais engagé. Inattendu de savoir Reznor de mêche avec ce genre de projet, mais si ce mec a bien une qualité, c'est de toujours être là où on ne l'attend pas! Et c'est assez génial! Leurs timbres de voix sont du reste assez similaires et comme le père Reznor pousse aussi la chansonette, il est parfois duraille de distinguer les deux, mais on se prends à tripper avec eux. C'est plein de trouvailles, on sent qu'ils s'éclatent et la fameuse reprise de U2 est des plus réussies, à la fois fidéle, respectueuse et innovante. Pas forcément un album indispensable, mais un clin d'oeil bien sympa à s'écouter dans la caisse sur la route! Pour en savoir plus sur Saul, c'est .SWilliams-copie-1.jpg

prong.jpgComme d'hab', j'ai aussi besoin de ma dose d'ultra-violence, et pour ça, le dernier Prong, Power Of the Damager, m'a bien aidé à me nettoyer les conduits auditifs. C'est du bon, du lourd, du vite. Prong ne sont plus tous jeunes, mais ils sont mythiques et toujours aussi efficaces. Les rois du riff lourd et du refrain qui fait taper du pied et bouger la tête, j'adhére! Cet album renoue avec les meilleurs albums du groupe, et certains morceaux sont réellement géniaux. Indispensable. Plein d'infos ici (oui je sais, c'est chiant à cliquer des micro-liens comme ça, hinhin!)
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J'ai découvert trés tardivement le groupe néo-metal Fear-Factory. Mélange de death, d'indus et de gros metal lourd comme j'aime. Au départ, j'ai eu un peu de mal avec les couplets hurlés façon cris tribaux death, mais on s'y fait trés bien, d'autant que ça contraste toujours avec beaucoup d'efficacité avec les refrains chantés et lyriques, créant des ambiances typiques de ce groupe culte. C'est ultra-violent, des fois flippant mais toujours à la limite de la transe. La discographie du groupe étant riche, je me suis penché sur la meilleure période à mon avis, 1998, album Obsolete. un pur régal du début à la fin, rien à jeter et des mélodies qui restent accrochées à la tête comme une larve d'alien qui pond ses oeufs, miam!FearFactory.jpg

En espérant que ça vous donnera des idées. J'adore me la pêter critique de skeuds à deux balles. Et d'autres infos ici (des vrais critiques eux). Merci de votre attention, sortez en rang par deux et n'oubliez pas: le son sur 10, minimum.



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